5 Bonnes nouvelles pour la planète en Février 2020

1. Une espèce revenante

En Norvège, une sous-espèce de renne s'est quasiment rétablie avoir échappé de justesse à l'extinction dans l'archipel du Svalbard. Entre la fin du 19e siècle et le début du 20e, le renne du Svalbard a été abusivement chassé, après quoi son espèce s'est effondrée. Sachant qu'elle été menacée, l'espèce sauvage a été protégée en 1925. Aujourd'hui, plusieurs d'entre eux ont été réintroduis dans des zones d'où ils avaient disparus. On en compte maintenant, environ, 22 400 c'est-à-dire 13 fois plus que dans les années 1950.

2. Interdiction en Tunisie

En Tunisie, le gouvernement actuel a décidé d'interdire certains sacs plastiques. Tandis que chaque jour dans le monde, en moyenne, nous utilisons entre 2,7 et 13,7 milliards de sacs plastiques. Un décret tunisien vise donc à interdire d'en produire, d'en importer et d'en distribuer. Cette décision concerne les sacs plastiques à usage unique, les sacs contenant trop de métaux lourds et certains sacs dit "oxo-dégradables" , accusés de l'être faussement. Les premiers concernés sont les pharmacies et centres commerciaux à partir du 1er mars 2020, puis l'ensemble du pays à partir du 1er janvier 2021. La Tunisie rejoint donc d'autres pays d'Afrique ayant officiellement interdit certains sacs plastiques comme le Rwanda, le Kenya, la Gambie ou encore le Maroc.

3. Une espèce de retour

Aux îles Caïmans, une espèce menacée du Mérou fait son grand retour. En période de reproduction, les mérous de Nassau se rassemblent en très grand nombre devenant une cible facile pour les pêcheurs. La surpêche de cette espèce la fait estimée d'être en très grand danger d'extinction. En 2003, la pêche est interdite dans de nombreuses zones pendant leur période de reproduction. En 2016, de nouvelles choses sont mises en place, comme l'interdiction de certaines méthodes de pêche, tout comme il est interdit de pêcher plus de 5 mérous par jour et par navire. Grâce à cela, en 15 ans le nombre de mérous a plus que triplé autour de l'île de Little Cayman. Les eaux de cette île abritent aujourd'hui le plus grand regroupement connu au monde.

4. Campagne de reforestation

A Madagascar, une campagne de reforestation colossale a commencé. Alors qu'entre 1953 et 2014 le pays a perdu 44% de ses forêts naturelles, le président Andry Rajoelina a récemment évoqué le souhait de replanter 60 millions d'arbres en 1 an. Le 19 janvier 2020, 1,2 million d'arbres ont déjà été planté en une seule journée par 12 000 personnes. Des pépinières ont été prévues pour produire des plants et les mettre gratuitement à disposition. Au total, le reboisement devrait couvrir 400 km², soit 4 fois la taille de Paris.

5. Émissions de CO²

Dans le monde, les émissions de CO2 liées à l'énergie se sont stabilisées. Alors que l'économie mondiale continue de croitre, 33 gigatonnes de CO2 ont été émises en 2019, soit autant qu'en 2018. Après 2 ans de croissance de ces émissions, l'Agence Internationale de l'Energie explique principalement cette stabilisation par :

- la croissance des énergies renouvelables

- une transition du charbon vers le gaz naturel dans plusieurs pays

- l'augmentation de la production nucléaire

etc...

Les émissions de CO² ont même diminué de 5% dans l'Union Européenne, de 4% au Japon et de 2,9% aux Etats-Unis. Les baisses compensent cependant des augmentations dans le reste du monde, principalement en Asie, où le charbon continue de se développer. Selon le GIEC, réduire les émissions dès 2020, et les ramener à zéro net entre 2040 et 2055, permettrait de retenir le réchauffement climatique à 1,5°c en 2100.


Source : Brut Nature